SCID2 (SCID-X1)
NCT number : NCT01410019
Nombre de patients traités : 5
Le déficit immunitaire combiné sévère lié à l’X (SCID-X1) est une maladie héréditaire qui entraîne une absence de développement du système immunitaire chez les garçons. Cet essai vise à traiter les patients atteints de SCID-X1 à l’aide d’une thérapie génique afin de remplacer le gène défectueux.
Description détaillée
L’objectif de ce protocole est de relancer un protocole clinique de thérapie génique ex vivo pour traiter les patients atteints de SCID-X1 ne disposant ni d’un donneur familial HLA identique ni d’un donneur non apparenté HLA identique (moelle osseuse ou sang de cordon) disponible dans un délai compatible avec l’état clinique du patient au moment du diagnostic (environ 6 semaines). Ce protocole clinique n°2 pour le SCID-X1 doit être aussi efficace que le précédent, tout en présentant un risque significativement réduit de mutagénèse insertionnelle par rapport au premier protocole.
L’objectif principal de l’étude est l’évaluation de la toxicité : tolérance et incidence des effets indésirables graves.
Les objectifs secondaires sont l’évaluation de la reconstitution immunitaire permettant la guérison des infections présentes au moment de la thérapie génique, l’analyse des sites d’intégration, ainsi que la correction à long terme de l’immunodépression.
- évaluation de la sécurité : effets cliniques, éventuelle apparition d’une prolifération clonale des lymphocytes, activation potentielle de proto-oncogènes ;
- évaluation de l’efficacité de la transduction ex vivo des cellules souches hématopoïétiques CD34+ du patient via l’utilisation du vecteur rétroviral pSRS11.EFS.IL2RG.pre ;
- évaluation de la reconstitution immunitaire : phénotype, nombre et fonction des différentes sous-populations de cellules T, NK et B ;
- évaluation longitudinale des effets cliniques en termes d’amélioration ou de restauration complète de l’immunité ;
- évaluation de l’efficacité biologique de ce nouveau vecteur SIN et des caractéristiques moléculaires de l’intégration rétrovirale.